Oona Duncan Smyth

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Quelques repères

Oona Duncan Smyth est née à Paris en 1974, d'une mère française et d'un père anglo-Irlandais, artiste peintre de renommée internationale.
Elle est diplômée de l'Université des sciences de l'Art de Paris-Sorbonne en 1996, d'une maîtrise en gravure sur bois sur le thème du bestiaire (bestiaire, naturalité/ captivité, collages et gravure sur bois).
Parallèlement, elle suit en 1995 une spécialisation de Peintre Décorateur trompe -l'œil, ce qui lui permet de travailler les textures sur tous supports : toiles, murs, haute couture ; de travailler plusieurs années pour les Ateliers de Moulages du Louvre et des Musées de France de la Réunion des Musées Nationaux en patine statuaire, et de maintenir a un niveau d'excellence la tradition exigeante des métiers d'art, hier, aujourd'hui et demain !
Ses premières expositions personnelles ont été organisées en des lieux particuliers tels que des restaurants favorisant les jeunes artistes, mais aussi lors de concerts correspondant à son univers intérieur.
Certains tableaux figurent actuellement dans des collections particulières.
Oona Duncan Smyth s'est intéressée aux sujets animaliers depuis son plus jeune âge, pour les textures de peaux de certains animaux (éléphant, rhinocéros , okapi , girafes et tatous, pour leur carapace et leur caractère placide), et travaille les techniques anciennes de la peinture a l'huile, ainsi que la dorure, grâce au travail et à la présence artistique du peintre visionnaire et graveur Mordecaï Moreh ainsi qu'à celui de son père sur le sujet, lié à leur racines irlandaises, et auxquels elle doit son cheminement .

Elle travaille sur ce qu'elle appelle la visualisation intérieure, pour nous raconter des histoires sur le bonheur, qu'elle invente à travers Yeats, Synge, Ellâm Onru, Natsume Sôseki, la Bible, et tant d'autres.
Bestiaires fantastiques, païens, religieux, bestiaires authentiquement rigolards et faisant appel à nos références les plus profondes.
Ni calculateurs ni prévisionnistes, complètement insouciants et ayant confié leur vie au destin, désintéressés et optimistes les tatous et autres tarasques bien semblables à nous autres humains, ont ce quelque- chose de si archaïquement enfantin et de si sérieux à la fois qu'on est bien obligé de s'arrêter pour répondre à leurs questions si négligemment posées.
Ces dernières, inextricablement mêlées, proviennent de toutes les cultures du monde : des sagas gaéliques magiques en passant par la Grèce antique et par le monde précolombien, sans oublier les questions néanderthaliennes fondamentales : Tout est branché sur le cosmos : notre cosmos, entouré de toutes les légendes que nous inventons pour nous rassurer contre ce que nous pensons à tort être le néant.


 

Ces représentations ne peuvent s'exprimer que par un long questionnement, et par la lente préparation des fonds de bois pour les icônes.
Prévu mentalement depuis fort longtemps, c'est ainsi que le premier tatou apparut en dansant.
Puis, un à un, les autres acquirent une conscience et se firent reflets d'une philosophie au milieu des fleurs, dans le jardin d'Eden dont ils ont la garde depuis le départ d'Adam et Eve : " bois, chante, danse et ris "

Oona Duncan Smyth est hors mode, c'est ainsi (Elle a du naître sous une éclipse ?).
Certains diraient que c'est sa croix, mais comme sa joie est profonde, alors c'est plutôt un gros lot, un petit mât de cocagne.
Frappez, elle est au jardin, elle vous ouvrira peut-être, sûrement après avoir vérifié que la galipote n'ait pas une fois de plus ravagé ses hostas.

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